Que les indésirés périssent : Roche-Nuée de Garry Kilworth

Titre : Roche-Nuée

Auteur : Garry Kilworth

Genre : fiction préhistorique

Public cible principal : adulte

Voyage en terre inconnue

Sur Roche-Nuée, les nouveaux nés difformes sont balancés par dessus les rochers (exposition en mode hardcore). Ombre est une exception. Indésiré car asexuée, son sacrifice n’a pas eu lieu mais tous se comporte comme s’il n’existait pas, lui évitant ainsi la mort. Il vit en marge de la Famille, suivant chaque jour son frère, Argile, comme une ombre.

On nait dans la Famille, on vit dans la Famille, on se marie dans la Famille et on meurt dans la Famille. Mais Argile ne veut pas devenir le fils-époux de sa mère. Surtout depuis qu’il a rencontré une femme de l’autre Famille, la Famille Nuit, celle qu’on tente pas tous moyens d’éviter. Le début d’un drame dont Ombre est le témoin impuissant.

Roche-Nuée est une plongée ethnologique dans une société autre. Les structures familiales y sont fortement incestueuses (visiblement, quand on se nomme la Famille avec un grand F, ça se termine comme ça. La preuve avec cette communauté religieuse vivant tranquillement dans la consanguinité depuis deux siècles). Les femmes ont une place centrale, tant d’un point de vue social que religieux. Violence, brutalité et mesquinerie caractérisent la vie de la communauté : les membres de la Famille témoignent peu d’amour les uns envers les autres.

Le monde aussi est rude. La Famille Nuit et la Famille Jour vivent sur une petite portion de terre surplombant des terres maudites, sous l’œil colérique de Dieurouge, l’esprit sang féminin.

Suivre Ombre dans son quotidien permet à la fois de s’immerger dans cette culture, qui est la sienne, tout en ayant un peu de recul, un regard de biais, car il vit en marge de celle-ci.

Aucun repère temporel ou géographique n’est donné. Roche-Nuée peut se passer à la préhistoire ou sur une colonie hors de la Terre ayant perdu contact avec la civilisation. Cependant, par touche, le récit semble indiquer une situation post-apocalyptique. Une possibilité proposée mais pas imposée.

Mon avis :

J’ai été un peu décontenancée par ma lecture, ne sachant pas exactement à quoi m’attendre au-delà de la catégorisation littérature de l’imaginaire du roman. Or, je n’y ai rien trouvé de clairement science-fictionnel ou fantastique. Juste une légère senteur dans l’air, parfois. Le récit pourrait tout aussi bien être catégorisé en littérature blanche et, au début, j’ai un peu attendu l’élément qui ferait basculer l’histoire vers quelque chose d’autre (ce qui n’est pas vraiment arrivé, mais chut, je n’en dis pas plus).

Malgré cet élément qui m’a déstabilisé, la lecture a été plutôt fluide. Ce texte ne m’a pas chamboulé ou empêché de dormir, mais il ne m’est pas non plus tombé des mains, grâce à une écriture agréable et une intrigue bien rythmée.

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