Les Tombeaux d’Atuan, dans Le cycle de Terremer, Tome 1, d’Ursula K. Le Guin

Fiche

Titre : Les Tombeaux d’Atuan

Auteur : Ursula K. Le Guin

Traducteurs : Philippe R. Hupp, Françoise Maillet et Patrick Dusoulier

​Genre : Fantasy

Niveau : facile

Personnage :  Tenar est la réincarnation de la prêtresse Arha, celle qui sert depuis toujours les Puissances Innommables => ++

Intrigue : Foi, mystères et lutte de pouvoir au sein d’un temple coupé du monde  => ++

Construction du récit : linéaire => ~

Univers : un Temple sombre et souterrain, pour des dieux sombres et souterrains. Des règles religieuses étranges régissant un coin de désert isolé => ++

Thèmes : altérité et foi ; la remise en cause de ses croyances et de son mode de vie grâce à la rencontre avec l’autre => ++

Style : marqué par une solitude oppressante => +

Notes de la bibliothécaire

Après une première incursion mitigée dans l’univers de Terremer, ce deuxième plongeon (bien plus souterrain qu’aquatique) m’a tenu en haleine dès le début.

Une petite fille est arrachée à sa famille avant d’être « dévorée » par les Puissances Innommables, des dieux sombres et anciens. Son nom lui est ôtée et elle devient Arha, la prêtresse éternelle. Elle est ensuite éduquée, les souvenirs de ces anciennes incarnations lui sont redonnées, en vue de tenir son rang de Grande Prêtresse des Tombeaux.

La religion est vraiment au centre de la construction du récit.

Arha n’a qu’un but dans la vie : être l’unique prêtresse des Puissances Innommables, des Dieux anciens vivant sous terre. Aucun autre avenir en dehors de cette voie tracée depuis sa naissance.

Son rôle lui donne de l’assurance, mais fait naître en elle de nombreuses questions. Surtout quand elle confronte sa vision à celle des rares personnes qui l’entourent.

Ainsi, Arha va découvrir avec étonnement que pour son ami Penthe, la religion n’est qu’un mode de vie qui la prive de sa liberté ; les Dieux ne font pas partie de sa vie. Quant à la Grande Prêtresse Kossil, la religion n’est pour elle qu’un moyen pour avoir du pouvoir, et les Dieux n’ont d’intérêt à ses yeux qu’en tant que source de pouvoir.

Elle s’interroge aussi, parfois, sur ses centaines de réincarnations dont elle n’arrive pas à se souvenir. Toutes ces choses qu’elle devrait savoir depuis des siècles, qu’elle a l’impression de découvrir pour la première fois et qui la laissent perplexe et pensive.

Et Arha va devoir prendre des décisions. Elle va d’abord essayer d’agir de façon à répondre aux attentes des autres et aux dogmes de sa religion. Et puis, elle va commencer à suivre ses propres réflexions et à faire ses propres choix…

L’évolution est subtile, progressive. Même si certaines rencontres influencent fortement le cours des évènements. L’incertitude d’Arha atteint son paroxysme avec l’apparition de Ged, le héros du premier roman de la saga, à l’intérieur des Tombeaux dont la Prêtresse à la garde.

Avis :

Un très bon roman sur le thème de la croyance et de la liberté.

2 commentaires sur “Les Tombeaux d’Atuan, dans Le cycle de Terremer, Tome 1, d’Ursula K. Le Guin

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