L’homme qui mit fin à l’histoire, Ken Liu

Fiche

Titre : L’homme qui mit fin à l’histoire

Auteur : Ken Liu

Traducteur : Pierre-Paul Durastanti

​Genre : Science-fiction

Niveau : moyen (court mais exigeant)

Personnages :  une multitude de personnages secondaires dessine les traits du personnage principal absent => ++

Intrigue : simple et profonde => ++

Construction du récit : retranscription d’un documentaire vidéo => ++

Univers : la complexité de notre monde => ~

Thèmes : mémoires et crimes de guerres, éthique et méthode scientifique, relations juridiques et politiques, etc. => ++

Style : micro-trottoirs, énoncés universitaires et controverses politiques,  juridiques et scientifiques => ++

Notes de la bibliothécaire

Une fiction courte mais extrêmement dense, très originale dans sa forme, offrant une réflexion profonde et intéressante sur ce qui pourrait arriver si nous trouvions demain le moyen de voir et de ressentir le passé tel qu’il s’est réellement déroulé.

En effet, un couple de chercheurs a découvert une méthode permettant ce 《 voyage 》. Sauf que, en raison de la technologie utilisée, une fois un instant passé vécu par une personne, il devient inaccessible à tout jamais.

Le choix fait par le chercheur pour tester et utiliser sa découverte (enfin, celle de sa femme surtout) va provoquer de nombreuses réactions dans le monde entier, de soutien comme de rejet, basées sur des raisons diverses. En effet, il choisit de se concentrer sur les exactions de l’unité 731 (vous ne voyez pas de quoi on parle ? Je ne peux que vous conseiller de vous renseigner tout de suite !) et d’utiliser comme cobayes des membres de la famille des victimes…
À partir de ce postulat, de nombreuses pistes vont être abordées et développées.

D’abord, un aspect légal qui a touché mon cœur d'(ex)juriste : qui a la compétence territoriale sur le passé, l’État actuellement détenteur du territoire ou celui qui y exerçait son pouvoir à l’époque du souvenir analysé ?

Les relations complexes entre (principalement et non exclusivement) la Chine et le Japon sont décortiquées, disséquées à la lumière du passé.

Et puis, les questionnements des scientifiques. Par exemple, doit-on utiliser une invention qui détruit l’image du passé lorsqu’elle est utilisée ? Bon, après tout,  l’archéologie est une science destructive par nature… Mais l’utiliser y envoyant des non-spécialistes ?

Sans oublier le cheminement personnel du chercheur, ce qui l’a amené à choisir cette portion d’histoire particulière, les questions sur l’éthique scientifique ou la valeur du témoignage, les notions de mémoire, de négation et de repentance…

Bref, un assortiment assez complet des problématiques soulevés par l’étude de l’histoire et les crimes contre l’humanité.

Avis : À lire !

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